L'imprimeur de Venise, roman historique se déroulant au 16ème siècle
Chroniques Littérature étrangère Service Presse/ Partenariat

L’imprimeur de Venise

Bonjour à tous,

Pour terminer cette semaine, je vous propose une chronique de L’imprimeur de Venise de Javier Azpeitia. Il s’agit d’un SP proposé par NetGalley. Merci à JC Lattès de m’avoir fait confiance.

L’imprimeur de Venise 

L'imprimeur de Venise, roman historique se déroulant au 16ème siècleAuteur: Javier Azpeitia- traduction: Anne Plantagenet

Editeur: JC Lattès

Nombre de pages: 270 pages

Résumé de l’éditeur: 

En 1530, un jeune homme se présente dans une maison de la région de Modène, pour rencontrer la veuve d’Alde Manuce, le célèbre imprimeur vénitien. Il veut lui montrer le texte qu’il a écrit sur sa vie, sans savoir que la véritable histoire de Manuce n’a rien à voir avec le ton épique du récit qu’il a imaginé autour du héros de l’imprimerie.
En effet, lorsqu’en 1489, Alde Manuce arrive à Venise dans le but de réaliser des éditions raffinées des nombreux trésors grecs qu’il connaît, il doit faire face à de nombreuses difficultés auxquelles il ne s’attendait pas  : vol de manuscrits, censure des puissants contre la diffusion de l’épicurisme, obligations commerciales d’Andrea Torresani, patron de l’imprimerie… Quand il se met en tête d’épouser la fille d’Andrea Torresani, les obstacles se multiplient encore.
Avec une juste dose d’ironie et une érudition discrète, L’Imprimeur de Venise recrée de manière éblouissante l’origine de l’édition à travers des personnages pionniers, dans une ville folle. L’époque de crise que traverse Venise n’est pas sans rappeler les défis du présent…

Mon avis:

L’imprimeur de Venise est un bon roman historique qui lorgne du côté du Nom de la Rose sans toutefois en avoir le souffle. Ici aussi, un étrange manuscrit est l’objet de la lutte entre l’Église et le héros. Mais au lieu d’un couvent, nous nous trouvons en plein Venise du 16ème siècle. Une Venise bien loin du raffinement de la Sérénissime. Pas de palais ou de toilettes mirifiques mais la Venise marchande.

Si j’ai aimé le décor et l’intrigue, j’ai moins accroché au personnage principal: Alde. Je l’ai trouvé fade et sans caractère. Tout au long du roman, j’ai eu l’impression qu’il subissait les événements au lieu de les provoquer. C’est un érudit qui semble totalement étranger à la vie réelle.  Contrairement à son ami, Jean Pic qui est un personnage flamboyant et charismatique. Chacune de ses apparitions est un moment de jubilation pour le lecteur. Quant à Andrea Torresani, il est le cynisme incarné. Imprimeur, il méprise les livres et la philosophie au profit de l’argent. Il s’agit de l’un des thèmes principaux du roman. L’imprimerie a démocratisé les livres mais pas leurs savoirs. Ils deviennent un objet de collection et non d’apprentissage.

Les références aux grands auteurs grecs et latins sont nombreuses et peuvent dérouter. Je me suis parfois un peu perdue dans les différentes allusions philosophiques. Il est surtout question d’Epicure que je connais un peu mais j’aurais aimé plus de détails pour mieux comprendre sa dangerosité.

En résumé, si j’ai apprécié la lecture de L’imprimeur de Venise, je suis un peu restée sur ma faim. J’aurais préféré que la partie philosophique soit plus étoffée. La description de Venise et de sa face sombre m’a au contraire convaincue. Une lecture en demie-teinte donc mais que je conseille aux amoureux de roman historique et du 16ème siècle.

Vous aimerez aussi

Mettez votre grain de sel

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.