Fuki-no-tô raconte l'histoire d'amour entre deux femmes Atsuko et Fukiko

Fuki-no-tô, une histoire d’amour au féminin

Je vous l’ai déjà dit ici , je suis une amoureuse de l’écriture d’Aki Shimazaki. Cette semaine, je vais vous parler de son dernier roman publié aux éditions Actes Sud/ Leméac Fuki-no-tô.

Fuki-no-tô, une histoire d’amour au féminin

Fuki-no-tô raconte l'histoire d'amour entre deux femmes Atsuko et FukikoDans ce quatrième tome du cycle « L’ombre du charbon », Aki Shimazaki nous entraîne nouvelle fois dans l’intimité d’un couple japonais et ses secrets. Fuki-no-tô raconte l’histoire d’ Atsuko, épouse de Mitsuo rencontré dans Azumi. Après la découverte de l’aventure de ce dernier avec son ancienne camarade de classe, toute la famille est partie vivre à la campagne. Atsuko est devenue la propriétaire d’une petite ferme d’agriculture biologique héritée de son père. Mitsuo est heureux à la tête de sa revue d’histoire locale. Le couple est de nouveau en harmonie.

Mais tout va changer avec l’apparition de Fukiko, ancienne camarade d’école d’Atsuko. Plus qu’une camarade d’école, Fukiko est le premier amour d’Atsuko mais elle n’a jamais voulu se l’avouer. Ses sentiments étaient réciproques à la différence que Fukiko sentait déjà confusément que ses préférences sexuelles étaient « différentes ». Les deux femmes vont se découvrir de nouveau et peu à peu accepter leur amour. Alors que Fukiko est divorcée, Atsuko avoue tout à son mari mais rien ne semble indiquer qu’elle veuille mettre un terme à leur union. Le roman se termine là, laissant au lecteur le soin d’imaginer la suite.

Mon avis

Ce n’est pas la première fois que l’auteure aborde le thème de l’homosexualité. C’était déjà le cas dans Tsukuchi, mais il s’agissait alors d’homosexualité masculine. Aki Shimazaki avait là aussi raconté une histoire d’amour toute en nuance. Comme toujours, j’ai été emballée par le style et l’histoire. Aki Shimazaki a ce talent de nous faire entrer dans l’intimité de ses personnages sans aucun voyeurisme ni jugement. C’est toujours le cas dans Fuki-no-tô. Bien entendu, d’autres personnages sont là pour rappeler les conventions de la société japonaise: la mère d’Atsuko ou la serveuse de l’hôtel où Atsuko et Fukiko vont pour la première fois consommer leur amour. Mais dans le cercle des personnages principaux, il n’en est pas question. Néanmoins, l’amour entre Atsuko et Fukiko semble vouloir rester dans l’ombre avec l’approbation du Mitsuo.

Le format court du roman apporte encore plus de force à l’histoire tout comme le style sans fioriture de l’auteure. On a vraiment du mal à croire que sa langue natale et le japonais et non le français (le roman n’est pas traduit). Il ne faudra bien sûr pas vous attendre à un rythme soutenu: la narration est délicate comme un ikabana, tranquille comme une cérémonie du thé. Comme à chaque fois, un petit lexique est prévu pour expliquer les termes japonais utilisés. C’est toujours un plaisir d’en apprendre un peu plus sur la culture japonaise.

Pour terminer: ai-je vraiment besoin de vous dire à quel point je vous recommande de lire Fuki-no-tô ? Si oui, alors je vous le dis: courez le lire. Vous ne serez pas déçus.

 

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