La Plume d’érable

« 7 questions à Walrus Editions »

Aujourd’hui dans ce « 7 questions à … », place une maison d’édition: Walrus Editions. Je l’ai découverte grâce à SimPlement.Pro et au roman Steampunk Les Sempiternels que j’ai pu chroniquer. Walrus est une maison d’édition spécialisée dans les littératures de l’imaginaire.

Question 1 : Comment est née votre maison d’édition ?

R : À l’origine nous étions une maison d’édition 100% numérique. La naissance de Walrus a donc été très conditionnée par la sortie en France du premier iPad, qui nous a semblé être un bon moyen de lire un livre d’une nouvelle manière. C’est la technologie disponible qui a en quelque sorte précipité le destin de Walrus.

 

Question 2 : Quelle est votre philosophie en tant qu’éditeur ?

R : Publier peu, mais bien – et surtout à notre juste mesure. Nous sommes une minuscule équipe de trois éditeurs, et nous accordons beaucoup d’importance à la qualité et à l’originalité de ce que nous publions. Nous ne deviendrons jamais un « gros » éditeur, nous n’aurons jamais de best-seller (ou alors sur un malentendu). Nous en prenons notre parti, et nous essayons de nous amuser. Walrus est un jeu. Un jeu sérieux, mais un jeu quand même.

 

Question 3 : Connaissiez-vous ce milieu avant de vous lancer ?

R : À titre personnel, j’étais libraire avant de devenir éditeur. Cette expérience sur le terrain pendant de nombreuses années m’a permis de découvrir les rouages de l’industrie, et elle m’est encore utile aujourd’hui.

 

Question 4 : Le livre numérique, pour ou contre ? Et à quel prix ?

R : Nous pouvons difficilement être contre, puisque même si aujourd’hui nous sortons des livres imprimés, le livre numérique est notre support privilégié. Une blague chez Walrus consiste à dire que le papier n’est qu’un produit dérivé de nos livres. Quant au prix, c’est difficile à dire. Bien sûr, il faut que le livre soit moins cher que la version papier. En général, nous divisons par deux le prix du papier pour atteindre celui de la version numérique. Nous estimons donc qu’entre 3 et 6€ est un bon prix. Il faut se rendre compte qu’en numérique, on ne paye pas un produit, mais un travail. Et le travail de l’auteur ne saurait se résumer à la simple dématérialisation de son livre.

 

Question 5 : Que pensez-vous du phénomène de l’auto-édition ?

R : C’est une bonne chose. Cela permet à des auteurs de trouver leur public, de s’exercer, de tester des choses qu’ils ne pourraient pas faire en temps normal avec des éditeurs « classiques ». C’est aussi une manne pour les éditeurs, qui peuvent y chercher leur prochaine perle rare. Mais comme partout ailleurs, l’océan est vaste et les perles sont difficiles à trouver. Je crois surtout que c’est un bon moyen de désacraliser l’écriture et l’édition.

 

Question 6 : Le coup de cœur de votre catalogue ?

R : Il y en a tellement que ce serait injuste de citer un seul titre : chaque livre publié est le fruit d’un coup de cœur. Je pourrais parler de Mortal Derby X, de Scumland, de Forever, de Plongée sur R’lyeh, de Zombie Kebab ou de Zoulag, mais ça n’aurait aucun sens et je… quoi, j’ai déjà cité des titres ? Bon… oubliez ce que j’ai dit.

 

Question 7 : Quelle est votre actualité ?

R : La sortie de notre dernière novella, « Les Sempiternels » par Aude Réco (une habituée de l’auto-édition elle aussi). Un roman d’aventure steampunk avec des héroïnes à la Indiana Jones / Lara Croft, de la magie, des créatures étranges, des poursuites, des embuscades… et de l’amour. C’est haletant, il y a une idée par page, bref, tout ce qu’on aime. Lisez-le, vous nous en direz des nouvelles.

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