La Plume d’érable

« 7 questions à Marjorie Levasseur »

Marjorie Levasseur est une auteure auto-éditée faisant partie d’un regroupement d’artistes indépendants, « Le Club des Indés ». Elle a récemment publié Te revoir à Penn Avel disponible ici

Question 1 : Depuis quand écrivez-vous ?

R : Des romans ? Seulement depuis 2016, mais pendant mon adolescence et jusqu’à devenir une jeune adulte, j’ai écrit poèmes, textes de chansons (j’avais d’autres rêves alors^^) et bien sûr j’ai longtemps tenu un journal intime. J’ai ébauché quelques synopsis de romans quand j’avais une vingtaine d’années, plutôt dans le genre thriller, policier, un genre que je lisais beaucoup à l’époque, mais rien d’abouti.

 

Question 2 : Parlez-nous de vos écrits.

R : J’ai écrit cinq romans, d’ailleurs la sortie du tout dernier est prévue le 3 février prochain. Il y a ma trilogie qui est très marquée littérature sentimentale : « Une parenthèse dans ta vie… », « Il n’y a pas d’ombre sans lumière » et « Tout va bien, je t’aime ». Toute l’histoire part de la quête de Clémence, une jeune aide-soignante qui, à la suite d’une rencontre avec une vieille dame dans la maison de retraite dans laquelle elle travaille, se met en tête de retrouver l’unique membre de la famille de cette nonagénaire. C’est une tranche de vie, ponctuée de secrets révélés, de reconstruction et de romance. J’aime écrire des récits ancrés dans la réalité.

« Ces oiseaux qu’on met en cage » est un peu différent car plus sombre et la romance, même si elle existe, est très peu présente. J’y aborde des thèmes plus graves comme les violences conjugales et familiales, qu’elles soient physiques ou psychologiques, le rejet familial face à l’homosexualité d’un enfant…

Le dernier, « Te revoir à Penn Avel », est encore une tranche de vie (je les affectionne particulièrement). L’histoire d’une jeune femme dont la route va croiser celle d’un septuagénaire de façon providentielle. Des secrets, des blessures, une rencontre en entraînant une autre… Je ne peux en dire plus, mais en tout cas, j’y ai voulu mes personnages atypiques, différents de ceux que j’ai pu créer auparavant.

 

Question 3 : Pourquoi l’auto-édition ?

R : J’ai tenté l’envoi de mon premier roman à des maisons d’édition traditionnelle, je l’avoue. J’aurais pu continuer, mais j’ai voulu tenter l’aventure de l’autoédition. Je me suis renseignée avant de me lancer, sans doute pas assez, car j’ai bien sûr commis des erreurs, notamment concernant la promotion, mais avec le temps j’ai appris à les rectifier. J’aime cette liberté d’organisation qu’offre l’autoédition où l’auteur, qui est aussi éditeur, s’occupe de tout de A à Z (j’ai délégué tout de même pour la création de la couverture, autant profiter d’avoir un infographiste de formation à la maison^^). C’est un travail gigantesque et très chronophage, mais c’est vraiment passionnant. Bien sûr, je ne ferme pas ma porte à l’édition traditionnelle, mais je pèserais toujours le pour et le contre et puis rien n’interdit d’être une auteure hybride^^.

 

Question 4 : Le livre numérique, pour ou contre ? Et à quel prix ?

R : On m’aurait posé la question il y a un an et demi, j’aurais répondu « pas question », j’étais une irréductible du livre papier, mais depuis que j’ai découvert les joies de la liseuse, plus en adéquation avec mon appétit livresque, je dis OUI sans hésiter. L’autoédition n’existerait pas sans le numérique ! Je me refuse toujours à acheter un ebook si son prix est supérieur à 6 €. J’estime que la lecture doit être accessible et avec un format dématérialisé, on ne peut pas demander au lecteur de débourser des fortunes. Mes romans sont toujours à 2,99 €, sauf en période de lancement ou de promotion où je baisse le prix, j’estime que c’est un bon prix étant donné qu’ils sont relativement courts.

Ça ne m’empêche pas de continuer à acheter des romans en format papier de temps en temps, bien sûr.

 

Question 5 : L’auto-édition prend de l’ampleur. N’avez-vous pas peur que ce soit trop ?

R : Non, je trouve que c’est une chance au contraire. Bon nombre d’auteurs de talent n’auraient jamais eu la chance d’être lus sans l’autoédition. Il y a des romans qui sont inclassables et sont pour cela refoulés par l’édition traditionnelle, je trouve cela dommage, car il y a vraiment de belles pépites, des histoires captivantes et de très belles plumes. L’autoédition n’est pas l’ennemie de l’édition traditionnelle, c’est une voie parallèle.

 

Question 6 : Que lisez-vous en ce moment ?

R : J’alterne entre romans autoédités et édités traditionnellement.

J’ai terminé il y a peu « La tresse » de Laetitia Colombani et j’ai vraiment adoré. J’ai enchainé sur « La citadelle dans la montagne » d’Isabelle Morot-Sir, une plume autoéditée dont je suis fan et je m’apprête à commencer « Clara au Guatemala » de Sophie Rouzier, une autre auteure autoéditée dont je vais découvrir les écrits. J’ai enfin commencé la lecture du dernier roman de Jojo Moyès qui trônait dans ma bibliothèque depuis sa sortie ! (je l’aurai sans doute fini quand cette interview paraîtra^^)

 

Question 7 : Quelle est votre actualité ?

R : Mon cinquième roman, « Te revoir à Penn Avel » qui sort le 3 février prochain est mon actualité principale. Sinon, j’ai pris une grande résolution pour cette année 2018, celle d’aller à la rencontre des lecteurs. J’ai d’ores et déjà pris contact avec Fateah Issaad (FAT de son nom de plume), auteure autoéditée très investie, pour participer prochainement aux Marchés de l’autoédition à Maisons-Alfort, en région parisienne, et j’ai vraiment hâte que cela se concrétise !^^

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