La Plume d’érable

« 7 questions à Joseph Kochmann »

Bonjour à tous,

En ce beau jeudi, je vous propose de faire connaissance avec Jospeh Kochmann. J’ai découvert cet auteur sur le site SimPlement.Pro et j’ai eu la chance de chroniquer son roman Mute aux éditions Boz’ Dodor.
Je vous invite à découvrir l’univers déjanté et original de cet auteur que j’ai vraiment beaucoup aimé lire.

Jospeh Kochmann est l'auteur de Mute.

Question 1 : Depuis quand écrivez-vous ?

R : C’est une question toujours difficile à répondre. J’écrivais déjà petit garçon, à l’école. J’adorais inventer des histoires un peu folles pour mes rédactions. Je me souviens d’un jour où mon institutrice nous avait demandé à chacun d’écrire une histoire de deux pages et j’avais fini par écrire une introduction de six pages de ce qui aurait pu être un roman. J’avais du mal à m’arrêter. Ma prof m’avait incité à y mettre fin vite, même si cela l’avait amusée.
J’ai commencé à écrire sérieusement à partir de mes 19 ans. Je me dirigeais, à cette époque, vers une formation pour devenir réalisateur. J’adorais raconter des histoires et je pensais que le cinéma était le meilleur moyen pour moi de le faire. C’est durant une dépression, seul dans ma chambre, que je me suis lancé dans le début de mon roman, Mute. J’ai compris alors que j’appréciais surtout écrire.

 

Question 2 : Parlez-nous de vos écrits.

R : Mute est mon premier livre, et également le premier tome de ma Trilogie des Singes de la Bêtise. Je l’ai débuté en étant adolescent, laissé de côté pendant un moment, et finalisé adulte. Il s’agit des mésaventures très sombres d’un cow-boy muet aux cheveux rouges perdu dans un désert peuplé de mutants et de quatre adolescents qui vont découvrir que leur proviseur torture et tue ses élèves. C’est un roman fantastique où j’ai mis beaucoup de moi : je voulais y parler d’adolescence, d’amour non réciproque et de mort. Des thèmes assez lourds, maintenant que j’y pense. Comme j’ai une formation de scénariste, le roman a un rythme assez cinématographique. Il est également assez violent et déjanté, des styles qui me plaisent bien. (Je suis assez fan de Terry Pratchett et Stephen King et également de scénaristes de jeux vidéo comme Tim Schafer ou Shu Takumi, qui ont tous un style très particulier.)
C’est en terminant ce livre que je me suis rendu compte qu’il y avait le potentiel pour faire une trilogie.

 

Question 3 : Comment vous y prenez-vous pour écrire ?

R : Je me doute que ça va paraître cliché, mais j’ai vraiment besoin d’écrire. Je ne me sens pas bien si je reste quelques jours sans toucher à Word. Je pense qu’écrire est un moyen de communiquer des choses qu’on a du mal à exprimer à l’oral. Ne pas écrire, c’est un peu comme laisser enfermer des émotions fortes dans mon cœur, prêtes à exploser. Donc, d’une certaine manière, ça vient tout seul.
J’aime sinon beaucoup lire, voir des films et jouer aux jeux vidéos et je m’inspire souvent des univers dans lesquels je plonge pour créer des choses. J’aime notamment mélanger des idées qui semblent complètement différentes pour créer quelque chose de nouveau.
Dernier point : j’adore marcher dans la rue en écoutant de la musique pour trouver l’inspiration. C’est un peu ridicule parce que je me mets à courir partout, parfois à faire de grands gestes ou même à crier en imaginant ce qui se passe dans mes histoires. Les gens me regardent bizarrement.

 

Question 4 : Le livre numérique, pour ou contre ? Et à quel prix ?

R : Je suis pour, personnellement. Je trouve ça plus agréable de lire un livre papier, mais je pense que le numérique a fait des progrès énormes et qu’il offre de nouvelles opportunités, aussi bien pour les lecteurs que pour les auteurs et maisons d’édition.
J’ai été surpris, en découvrant l’epub de Mute, de voir à quel point c’était devenu agréable à lire.
Je pense qu’il y a des lecteurs papier comme des lecteurs numériques et que les deux devraient s’associer, pas s’opposer.
Concernant le prix, je pense que selon la quantité de pages, entre 2 et 6 euros ou dollars (Joseph Kochmann habite aux USA, NDLR) est tout à fait honnête et abordable.

 

Question 5 : L’auto-édition prend de l’ampleur. Qu’en pensez-vous ?

R : Il y a du bon et du mauvais. Disons que je trouve ça génial que des auteurs puissent aisément partager leurs travaux sans démarcher auprès des éditeurs qui, je trouve, sont de plus en plus fermés aux nouveautés.
Néanmoins, ça peut être difficile de vraiment se lancer sans avoir déjà des fans derrière ou une bonne communication.
Aussi, l’auto-édition est saturée par des auteurs peu sérieux qui en donnent une mauvaise image. Il est donc difficile de se démarquer.
Un bon compromis selon moi serait de se faire éditer quelques fois avant de se lancer tout seul. Ainsi, on peut montrer le sérieux de notre travail auprès des lecteurs afin d’enfin pouvoir voler de ses propres ailes.

 

Question 6 : Que lisez-vous en ce moment ?

R : J’ai malheureusement moins le temps de lire, mais, après avoir terminé les livres A Song of Ice and Firede George R.R. Martin (les livres qui ont inspiré Game of Thrones), je me suis lancé dans Les Rois Maudits de Maurice Druon,qui ont été apparemment une grosse source d’inspiration pour l’auteur des aventures de Jon Snow. J’en suis au tome 6 et c’est vraiment passionnant.

 

Question 7 : Quelle est votre actualité ?

R : Blind, qui se déroule avant Mute, sortira cette année. Le roman raconte l’histoire de Johan, jeune habitant d’une ville où la neige ne semble jamais s’arrêter. Un beau soir, il se réveillera dans un étrange tribunal dirigé par aveugle à la peau brûlée qui lui ordonnera d’élucider les meurtres d’Orshen, sa ville. Cette histoire est davantage orientée polar. J’y développe cette fois la thématique de la justice.
Deaf, le dernier tome de la trilogie, est terminé depuis peu, mais j’ignore encore quand il sortira. Je ne peux encore rien dire, sauf que l’une des thématiques sera la politique.

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