La Plume d’érable

« 7 questions à Isabelle Morot-Sir »

Bonjour à tous,

Nous sommes jeudi, jour du #jeudiautoedition. Je vous présente donc Isabelle Morot-Sir.  Cette auteure prolifique fait partie du regroupement d’auto-édité « Le Club des Indés ». Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.

Sans relâche est le nouveau roman d'Isabelle Morot-Sir

Question 1 : Depuis quand écrivez-vous ?

R : Pour ce qui est de l’écriture, j’écris depuis que je sais tenir un stylo entre les doigts ! Ainsi, j’ai commencé par des poésies vers 7 ou 8 ans, puis, à peine quelques années plus tard, je me lançais dans l’écriture d’un roman. En fait, je voulais écrire une histoire ! J’écrivais des poèmes, depuis longtemps, mais j’avais toujours ces idées que je notais sur des bouts de papier en me disant « tiens ce serait cool en livre ».

Alors, un jour, j’ai pris un cahier et j’ai commencé à rédiger et à transformer ces vagues idées en mots et en phrases. J’avais tout juste 11 ans et avoir mené un tel projet jusqu’au bout était un premier pas plutôt satisfaisant. Je n’ai plus jamais cessé, ensuite, d’accoler les mots les uns autres, quel qu‘en soit le résultat …

 

Question 2 : Parlez-nous de vos écrits.

R : Cela risque d’être long puisque j’ai publiés 15 romans à ce jour, et bientôt 1 de plus (sortie le 3 Mars 2018)

Disons que j’écris des romans optimistes. En effet, je n’ai pas de type littéraire précis : j’aime la diversité, j’aime explorer, je suis une curieuse. C’est pourquoi j’écris tant de la SF, de la Fantasy, que sur le monde de l’équitation, de la romance contemporaine ou du roman historique.

J’aime bien bousculer les genres, interpeller le lecteur, lui faire croire certaines choses tel qu’un monde manichéen pour finalement lui montrer une réalité toute en nuances.

J’aime planter des personnages forts et charismatiques tout en restant des êtres humains que l’on pourrait croiser dans la rue.

Mes héros n’en sont pas : ce sont simplement des gens qui ont le courage d’affronter les événements qui se dressent devant eux. C’est pourquoi, mes lecteurs parviennent si aisément à s’identifier à eux : ils ne sont pas si différents de nous, ce sont des êtres humains avec leurs forces et leurs failles…

 

Question 3 : Pourquoi l’auto-édition ?

R : Au départ j’écrivais seulement pour écrire, dans ce besoin viscéral de coucher sur le papier ces idées qui tournent et retournent, j’accumulais ainsi des pages rédigées à la main. Puis mon mari m’a poussé à chercher à être publiée, c’est ainsi que j’ai rencontré les éditions Publibook qui ont été mon partenaire pendant bien longtemps.

Puis très récemment, pour mon roman « Une histoire de coquelicot » publié au printemps 2017, encouragée par d’autres auteurs indé’ (notamment la talentueuse Jeanne Sélène) je me suis lancée dans l’aventure de l’auto édition… Et je ne le regrette pas ! L’auto édition permet d’avoir un regard et donc un avis sur toutes les étapes (nombreuses) de la création d’un livre. Un roman ne se défini pas seulement par son récit ! Corrections, mise en page, choix de la couverture et graphisme en sont aussi des étapes essentielles. Grâce à l’auto édition j’ai mon mot à dire sur toutes ces phases fondamentales. Ainsi le sentiment de liberté et d’appropriation du livre qui en découle est ineffable.

 

Question 4 : Le livre numérique, pour ou contre ? Et à quel prix ?

R : Totalement pour et totalement pour le livre papier, les deux ne sont pas antagonistes, mais tout au contraire complémentaire. Le monde change, bouge, évolue il est normal que prix et support du livre en fasse autant.

Le tarif lui est compliqué : les lecteurs le veulent le plus bas possible, en particulier dans un monde où tout se doit d’être le moins cher. Le livre devient alors un objet de consommation comme un autre et peu importe des auteurs.

Quand à ces derniers, les pauvres, ils voudraient bien que les milliers d’heures passées à ahaner, leur rapporte un tout petit peu… Même pas un tarif smic ne rêvons pas, mais un peu plus que du gratuit…

 

Question 5 : L’auto-édition prend de l’ampleur. N’avez-vous pas peur que ce soit trop ?

R : A mon sens c’est une excellente chose, c’est la possibilité que le flot de création littéraire, trop longtemps contenu, explose et puisse librement s’exprimer. Alors oui il y a du mauvais dans l’auto édition, il y en a aussi dans l’édition traditionnelle ne rêvons pas ! L’auto édition n’a pas l’apanage des écrivains nuls, des correcteurs maladroits et de mise en page approximative.

L’auto éditions c’est aussi des auteurs incroyables, de véritables pépites littéraires, qui sont là à porté de lecture. Donc non il n’y a jamais « trop » de créativité, trop d’artistes, trop de livres, trop d’idées… Bien au contraire !

 

Question 6 : Que lisez-vous en ce moment ?

R : Comme je fais partie du comité de lecture d’une Maison d’édition, je lis presque essentiellement les manuscrits qu’on nous soumet.

Cependant je vais très vite me plonger dans « L’éveil » d’Iléana Métivier talentueuse blogueuse et écrivain.

 

Question 7 : Quelle est votre actualité ?

R : Le dernier tome de la Saga « El Matador » sortira le 3 mars prochain (interview réalisée cet hiver. Depuis Isabelle a publié un autre roman:  Sans relâche et un recueil de nouvelles avec Le Club des Indés: Destinations Inconnues NDLR) Ce T4 « Milestone » clôturera les aventures de Lyne et de son cheval El Matador.

C’est là mon actualité brûlante si on peut dire.

Pour le reste de mes projets de l’année, j’ai débuté l’écriture d’une romance contemporaine qui s’intitule « Sans relâche » et qui devrait paraitre en début d’été.

Ensuite je m’attaquerai à la rédaction du T2 des « Carnets de Lou-Anne » afin qu’il puisse paraitre pour fin 2018

A l’automne je ferai une jolie surprise à mes lecteurs cavaliers, et aux autres aussi, puisque je vais sortir toute l’intégrale de la saga El Matador en un seul volume.

Donc beaucoup de projets !

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