Retrouver le temps de lire et de blogger, vive le slow blogging
Bla-bla

Pause estivale ou comment se mettre au slow blogging

Bonjour à tous,

Retrouver le temps de lire et de blogger, vive le slow bloggingMon dernier article sur le blog date du 23 juin. Je pensais que je m’en sentirais coupable mais étonnamment, non. Depuis que j’ai créé La Plume d’érable, j’avais à cœur de partager le plus possible. J’ai multiplié les lectures, notamment sur SimPlement.Pro et j’ai commencé à acheter beaucoup (trop ?) de livres.
Bref, lire devenait une obligation. Je me suis laissée entraîner dans la spirale des blogueuses postant un article par jour. Et puis bébé est né, j’ai eu moins de temps pour m’occuper du blog. Et puis je me suis rendue compte que le nombre de visites ne variait pas vraiment que je poste beaucoup ou non.

J’ai donc pris une décision: ne plus m’en faire. Si ce blog doit être actif une fois par moi et bien c’est comme ça. Je vais garder mon compte sur SimPlement mais je choisirai mes lectures avec soin et sans me mettre la pression. Je n’hésiterai plus à refuser une lecture par peur de froisser l’auteur. De la même manière, je ne me sentirai plus obligée de chroniquer chacune de mes lectures. Seules celles qui me marqueront pour une raison ou une -bonne ou mauvaise- se retrouveront ici.
En un mot comme en cent, à moi le slow blogging 

Et vous qu’en pensez-vous ?

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2 Comments

  1. Avant tout, chère Ceinwynn, tu ne seras certainement pas surprise de lire de ma part que j’ai toujours beaucoup apprécié les phases, aussi différentes que variées, de ta présence sur la toile, de ce que tu relatais, notamment sur Twitter, de tes exploits de journaliste locale dans l’immensité des vallées alpines, à tes nombreuses révolutions / résurrections blogosphériques, en passant par tes écrits ou tes participations à Désinformations.com (eh oui, je sais bien : cela rouvre des chapitres déjà un peu plus lointains du grand livre de ta trépidante existence, mais comment veux-tu que j’arrive à oublier ton talent à rendre intéressants, ou du moins divertissants, des dossiers aussi rébarbatifs que le déploiement de la télévision numérique terrestre dans des vallées oubliées ou les rebondissements du énième conseil municipal d’un village où je ne mettrai probablement jamais les pieds ?);-)

    Or, que tu t’identifies plutôt au soleil ou à la lune dans tes pensées du moment, une chose est absolument certaine : à l’image de ces deux corps célestes, tu sembles beaucoup fonctionner par phases, par cycles, te prenant souvent de passion pour une activité ou un centre d’intérêt donné avant de donner l’air de te lasser progressivement ou de manquer de temps pour t’y accrocher dans la durée… Avec un fil conducteur absolument essentiel et solide, cela dit, qui est de toujours t’atteler à la tâche avec soin, professionnalisme, souci du détail et envie de communiquer ton enthousiasme à qui veut bien se laisser conquérir. Et pour tout t’avouer, si j’ai toujours tellement aimé te suivre dans ta façon de découvrir, d’appréhender le monde dans toute la richesse de sa diversité, c’est à la fois parce que moi aussi, je connais trop bien cette difficulté existentielle à trouver un équilibre viable entre polyvalence et spécialisation, parce que de ton côté, tu n’as eu de cesse d’éprouver de l’intérêt, ou du moins respect et admiration, pour ma manière à moi d’étancher ma soif de curiosité, d’expérimentation, de nouveauté et de connaissance, sous des formes / sur des supports de communication dont je me demande parfois avec le recul comment j’ai pu envisager d’en tirer parti, et parce que nous avons toujours eu bien des atomes crochus au fil des années.

    En ce qui concerne plus particulièrement cette jolie Plume d’Érable, il se trouve qu’elle répond à merveille à mon souhait de me constituer enfin un bagage littéraire un peu plus solide, en particulier dans le domaine de la SF au sens large, d’être parfois guidé dans un choix d’ouvrages forcément encore plus vaste que jamais à l’heure du numérique. Et si je disposais de journées interminables, j’aurais très certainement suivi 90% de tes recommandations, tant elles parlent à mon coeur, et sont rédigées d’une plume si experte, attentive et soucieuse d’aller à l’essentiel de ton ressenti. Sauf que mes jours s’arrêtent aussi au bout de 24h, et qu’au nombre des ouvrages que tes notes de lecture me donneraient sérieusement envie de lire, je m’en tiens finalement plutôt à 10, 15%, en ce compris les livres qui garniront dans un premier temps la « pile à lire » de mon iPad en prévision de ces périodes de voyage où je ne dispose pas nécessairement d’une connexion Internet susceptible de m’offrir d’autres distractions. Une fois ou l’autre, il m’est donc arrivé de mettre un « j’aime » sous tes articles et de les partager sur les réseaux sociaux dans le sincère espoir qu’ils puissent captiver des personnes qui ne sont pas encore abonnées à ton blog ou n’en connaissent pas encore l’existence, de ne pas vouloir te répondre dans la foulée par un commentaire générique du genre « merci beaucoup pour ton intéressante suggestion, belle journée et à bientôt pour ma propre appréciation », de lire l’ouvrage en question un ou deux mois plus tard, de me souvenir que c’est effectivement par ton intermédiaire que j’en ai ressenti l’envie, mais de ne pas avoir fait la démarche de retrouver l’article pour te communiquer mes réflexions ; ce qui a, au moins indirectement, de menues conséquences sur la fréquentation du blog puisqu’un commentaire de plus permet éventuellement de recruter des lecteurs supplémentaires qui tomberaient sur le billet au hasard de leur visite, et resteraient donc un peu plus longtemps dans ton antre. Mais encore plus fréquemment, c’est ma raison qui l’a emporté, me dissuadant malgré tout d’emblée de me procurer le livre de peur de trop me mettre la pression.
    Pour en avoir fait occasionnellement l’expérience sur mon propre blog avec mes quelques recommandations de lecture, j’ai bien remarqué combien l’exercice est ingrat, étant donné que même parmi les lecteurs intéressés, motivés, presque personne ne revient au final pour enrichir les débats de sa propre appréciation, surtout lorsqu’il s’agit d’auteurs inconnus ou novices pour qui ont ne dispose encore d’aucun élément de comparaison, par exemple de premiers écrits sur des plateformes de publication gratuites telles qu’Atramenta, ou lorsque les auteurs n’y mettent pas un peu du leur pour promouvoir a minima les avis qu’ils reçoivent en ligne. J’ai donc toujours considéré que tu as énormément de mérite à te lancer passionnément dans cet exercice aux retours incertains, et ne comprends que trop bien qu’il commence à te peser parce que tu n’arrives plus trop à suivre le rythme qu’implique l’envie de tout lire et de bien faire, tout à la fois.

    J’ai donc comme une espèce d’intuition qu’en effet, tu gagnerais beaucoup à adapter le rythme de tes lectures , et partant, celui de tes publications par ici, à ton potentiel à éprouver et continuer à faire partager ton plaisir de lire, faute de quoi ta fougue aurait beaucoup tendance à s’estomper, voire à disparaître complètement avec les mois, pour mon plus grand malheur puisque je n’aurais alors plus du tout la possibilité de m’en nourrir dans mes choix littéraires. Ainsi, tu pourrais tenter de mieux mettre en valeur l’excellente qualité, le sérieux de ton travail, la finesse de ton esprit d’analyse, etc, et en tant que lecteur, s’il m’arrivait alors effectivement de passer à côté d’une nouvelle parution parce que tu n’en aurais pas fait de critique, il y aurait, en revanche, certainement d’autres occasions où j’aurais le sentiment d’avoir plus de latitude à lire, puis partager mon avis sans trop être en décalage avec le flux de tes publications…
    Je ne dis pas pour autant qu’un article tous les deux mois représenterait le graal de l’adéquation entre quantité et qualité, car cela te ferait courir le risque de trop te faire oublier dans la masse des blogs littéraires. Mais surtout, ne te force à rien, surtout pas à écrire des recensions de tous les livres publiés par tel éditeur, simplement dans la vaine illusion de pouvoir être omniprésente : d’une part, la qualité finirait par s’en ressentir indéniablement, et de l’autre, même tes lecteurs les plus fidèles perdraient le fil de tes écrits;-)

    Espérant pouvoir encore très, très longtemps éclairer mon esprit des lumière de tes mots et tes idées, à la croisée des chemins de la lecture et de l’écriture, je te souhaite une bien belle fin de semaine, t’embrasse en pensées et te dis à bientôt, ici ou ailleurs:-)

    1. Bon matin, Christian.

      Merci pour ton commentaire. Comme toujours, tu as pris le temps de développer ta pensée et comme à chaque fois, je rougis de tant de compliments.
      J’ai cette mauvaise habitude de me passionner pour plusieurs choses à la fois et donc de m’essouffler. Je ne veux pas que cela arrive ici. C’est pourquoi j’ai écrit ce billet; pour les autres mais aussi pour moi-même. Comme un challenge que je me lance. La blogosphère est le reflet de la société: tout va plus vite, on zappe, on est dans l’excès. Je refuse de me laisser dicter ma conduite pas ça; même si cela implique de ne jamais avoir une grosse visibilité.

      Merci pour ta fidélité depuis tant d’années.
      Bises
      Ceinwynn

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