Ma mère avait raison est une déclaration d'amour filial
Chroniques Littérature française

Ma mère avait raison, un amour à l’Alexandre Jardin

J’ai découvert Alexandre Jardin l’année dernière. J’ai acheté Autobiographie d’un amour sur un coup de tête que je n’ai pas regretté. J’aime cet auteur extravagant et cette manière qu’il a de magnifier les sentiments. Lors du Salon du Livre de Montréal, j’ai pu acheter Ma mère avait raison son dernier roman en date. Dans ce dernier opus, il s’attaque à un monument de son histoire familiale, sa mère Fanou.

Ma mère avait raison

Ma mère avait raison est une déclaration d'amour filialAuteur: Alexandre Jardin

Editeur: Grasset

Nombre de pages: 216

A lire absolument

Résumé de l’éditeur

Ce roman vrai est la pierre d’angle de la grande saga des Jardin. Après le portrait du père merveilleux (Le Zubial), du sombre grand-père (Des gens très bien), du clan bizarre et fantasque (Le roman des Jardin), voici l’histoire de la mère d’Alexandre. On y découvre une femme hors norme, qui ose tout, et qui s’impose comme l’antidote absolu de notre siècle timoré.
Elle est dans les yeux de son fils l’héroïne-née, la tisseuse d’aventures, l’inspiratrice des hommes, la source jaillissante de mille questions – elle est le roman-même.
Un roman qui questionne, affole, vivifie et rejoint la joie du fils. Mais la magicienne, hélas, n’est pas éternelle.
Certaines femmes, pourtant, ne devraient jamais mourir.

Mon avis

Ma mère avait raison est un grand Alexandre Jardin. Comme toujours chez l’auteur, on se retrouve dans la démesure des sentiments: exaltation de l’amour filial, optimisme fou. Je l’ai lu d’une traite (ou presque entre deux tétées) comme on prendrait un grand shoot de joie de vivre.

Fanou est un vrai personnage romanesque voire romantique au sens du 19ème siècle. Elle est entière dans tout ce qu’elle fait et aime sans s’économiser. D’un amour exigeant qui ne verse pas dans la mièvrerie mais louche vers le sublime. Ce qu’elle donne aux hommes de sa vie (et ils furent nombreux) exige une contrepartie énorme: une recherche permanente du dépassement de soi. L’amour selon Fanou n’est pas un long fleuve tranquille mais une rivière de montagne jonchée de rapides et autres pièges. Elle n’épargne même pas ses enfants. En effet, cette mère hors norme leur demande toujours de se dépasser, d’être eux-même avant tout. L’épisode où elle jette au feu le manuscrit du jeune Alexandre car ce roman n’est pas lui est un exemple parfait de l’exigence maternelle.

Alexandre Jardin nous livre un manifeste poignant sur l’amour et la vie. Une vie fantasmée où l’amour et la déraison sont les clés d’une vie heureuse et complète. Les amants de Fanou forment une galerie de personnages disparates et émouvants. Chacun trouvant sa place dans la maison familiale de Verdelot. Mention spéciale pour le premier chapitre dans lequel l’auteur écrit une magnifique lettre d’amour à sa mère.

Pour résumé, j’ai adoré Ma mère avait raison. Ce roman est une magnifique déclaration d’amour d’Alexandre Jardin à sa mère. J’aurais aimé rester encore longtemps avec Alexandre et Fanou pour vivre aussi follement qu’ils savent le faire. Ce roman est un anti-dépresseur à lui tout seul.

 

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1 Comment

  1. […] comme sa mère dans Ma mère avait raison (voir ma chronique ici), Alexandre Jardin nous a martelé son credo: « écrire ce qu’on est le seul à pouvoir […]

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