Le Rocher est un roman historique napoléonien
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Le rocher: un épisode méconnu des guerres napoléoniennes

Bonjour à tous,

Je me fais rare ces jours, panne de lecture oblige. Je vous propose aujourd’hui un SP: Le rocher d’Elisa Sebbel. Cette Docteur en littérature française et enseignante chercheuse associée dans une université espagnole m’a proposé de chroniquer son roman historique, je l’en remercie.

Le rocher

Le Rocher est un roman historique napoléonienAuteure: Elisa Sebbel

Editeur: auto-édition

Nombre de pages: 296

A lire absolument

Résumé de l’éditeur

5 mai 1809, cinq mille soldats de l’armée napoléonienne sont déposés sur l’île déserte de Cabréra. Parmi eux, vingt et une femmes, dont une jeune cantinière de dix-huit ans qui vient juste de perdre son mari. Sur tous les visages, la même question : les a-t-on abandonnés à leur propre sort sur ce rocher aride ?
Le lecteur vivra avec Angélique ce drame oublié de notre histoire. Il partagera son quotidien, ses émotions, ses moments de joie, de tristesse, de peur, de doute, d’espoir et de désespoir. Il expérimentera la faim, la soif, le froid, la violence mais aussi des instants de bonheur immense, un amour qui emportera la raison et tous les sens et redonnera une raison de lutter, des moments exceptionnels d’amitié, de tendresse, de bonté humaine, il découvrira les ressources inattendues de l’humain quand tout semble perdu… Attrapée entre deux hommes, Angélique l’emportera dans le tourbillon de sa vie. Inspiré de faits réels, ce roman est troublant de vérité.

Mon avis

J’ai toujours aimé lire des romans historiques, ils nous permettent souvent de découvrir des faits qu’on ne voit pas dans les livres scolaires C’est une fois encore le cas avec Le Rocher. Elisa Sebbel nous transporte à l’époque des guerres napoléoniennes, au moment où l’Empire subit ses premières défaites en Espagne. Nous suivons alors Angélique, jeune cantinière et veuve. Elle se retrouve déportée avec 5000 soldats sur une île inhospitalière, Cabréra. Ils vont devoir apprendre à survivre et composer avec ce que les autorités espagnoles voudront bien leur donner. La jeune femme quant à elle trouvera de nouveau l’amour sur ce rocher aride mais cela ne sera pas sans une certaine culpabilité.

La première chose qui m’a frappée dans ce roman est son extrême rigueur historique. En préface, l’auteure prend le temps de préciser le contexte de son intrigue et met à la disposition des amoureux de la période une bibliographie exhaustive en fin de récit. Je ne suis pas une grande amatrice de Napoléon, le personnage ne me fascine pas vraiment, mais je me suis laissée prendre au destin de ces soldats déportés. Les descriptions sont précises sans pour autant prendre trop de place. Elles servent le récit avec discrétion. Cet épisode méconnu a pourtant le mérite de parler du revers de la médaille de l’Empire. Face au charisme de Napoléon, on oublie bien trop souvent le sort de ces millions de conscrits et des cantinières les suivant en campagne.

L’auteure nous propose des personnages justes et authentiques. Ils sont justement dosés avec leur force et leur faiblesse. La tentation d’en faire des héros aurait pu être tentante; Elisa Sebbel y résiste. Nous avons face à nous des hommes et des femmes qui cherchent avant tout à survivre. Angélique est une jeune femme pleine de vie qui doit faire des choix difficiles. Pendant tout le roman, elle balance entre raison et sentiment. Jamais elle ne doute pouvoir sortir vivante de Cabréra.

Par contre, le personnage de Louis m’a laissée de glace. Je l’ai trouvé bien moins charismatique que Victor, par exemple. La romance entre les deux est symbolique, un peu de douceur dans ce monde de brute, mais elle n’est pas le cœur du récit. Enfin, à mon avis. L’immense résilience dont font preuve les soldats, oui.

En résumé, Le rocher est un excellent roman historique. Il nous en apprend plus sur un épisode méconnu du Premier Empire. L’auteure rend ainsi hommage à ces soldats et ces femmes qui ont fait preuve d’une résilience et d’une force de caractère incroyables. Les amoureux de romance seront déçus de sa place plutôt mince dans l’intrigue. Les vrais amateurs de romans historiques seront conquis comme je l’ai été.

 

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1 Comment

  1. Moi aussi j’ai vraiment beaucoup aimé ce roman. Et quelques jours après l’avoir fini, j’ai rencontré Élisa à Majorque.. Et je suis allée à Cabrera. Son livre est criant de vérité, difficile de croire que l’être humain aie pu faire ça.. Il mérite une adaptation cinématographique je pense. Il ne m’a pas laissé indifférente. Ravie de voir qu’il a fait d’autres lectrices satisfaite. ? Bises !

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