Larmes Blanches retourne aux origines du blues
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Larmes Blanches, aux racines du blues

En plus de SimPlement.Pro ,j’ai décidé d’offrir mes services sur NetGalley pour avoir des SP de maisons d’édition plus connues.
Pour mon premier billet, je vous propose de découvrir Larmes Blanches de Hari Kunzru. Il s’agit d’un roman mêlant habilement enquête, origines de la musique blues et secret de famille. Dès que j’ai lu le 4ème de couverture, j’ai voulu en savoir plus.

Larmes Blanches

Larmes Blanches retourne aux origines du bluesAuteur: Hari Kunzru

Editeur: JC Lattès, publié le 18 janvier 2018

Nombre de pages: 372

 

A lire absolument

Résumé de l’éditeur

Carter et Seth, âgés d’une vingtaine d’années, appartiennent à des mondes opposés. Le premier est l’héritier d’une grande fortune américaine, l’autre est un misfit social sans le sou, timide et maladroit. Ils forment un tandem  uni par une passion commune, la musique, qu’ils écoutent dans leur studio. Seth, obsédé par le son, enregistre par hasard un chanteur de blues inconnu dans Washington Square. Carter, enthousiasmé par la mélodie, l’envoie  sur Internet, prétendant que c’est un disque de blues des années 20, un vinyle perdu depuis longtemps, œuvre d’un musicien obscur, Charlie Shaw.
Lorsqu’un vieux collectionneur les contacte pour leur dire que leur faux musicien de blues a réellement existé, Seth accompagné par Leonie, la sœur de Carter, partent dans le Mississipi sur les traces de ce personnage.

Mon avis

Larmes Blanches commence doucement avec la rencontre entre Carter et Seth. Les deux jeunes hommes ont une passion commune pour la musique qui les amène à ouvrir leur propre studio d’enregistrement à New York. Carter voue une passion sans commune mesure pour le blues des premiers jours. Cette passion envahissante va le mener à une agression dans un quartier sordide.
Seth se retrouve alors face à une enquête sur fond d’Amérique ségrégationniste dans laquelle la famille de son ami n’est pas si lisse qu’elle en a l’air. Et si en plus, vous ajoutez une petite touche de fantastique et la vengeance d’un fantôme, le roman prend une direction totalement inattendue au départ. Et j’ai adoré ça.

Le lecteur se trouve aussi perdu que Seth qui ne comprend absolument rien à ce qu’il lui arrive. Ce parti pris est un peu perturbant au départ, mais terriblement immersif. L’écriture est dense, voire frénétique par moment. Tout comme Seth, je me suis demandée jusqu’à la fin ce qu’il se passait. Les flashback présent-passé sont maîtrisés à la perfection et demandent une attention soutenue. Néanmoins, j’ai eu un peu de mal à m’identifier aux personnages ou à avoir une réelle empathie pour eux. Ils sont pourtant bien écrits avec des caractères bien dosés.

Le personnage central du roman est bien entendu le blues des années 20 et 30. Et comment cette musique noire américaine a été finalement « récupérée » par les blancs qui en font une musique de collection. Les recherches de l’auteur sont impressionnantes, les amateurs apprécieront. Sans être une connaisseuse, j’ai apprécié l’ambiance distillée tout au long des références musicales.

Pour résumé, Larmes Blanches est un roman qui déroute beaucoup à la lecture mais qui mérite que l’on se force à sauter cet obstacle. Les amoureux du blues y verront une déclaration d’amour à ses origines, les autres une bonne raison pour s’y mettre. L’intrigue fantastico-policière est menée de mains de maître, nous laissant totalement déroutés. A lire absolument.

 

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