La servante écarlate, un classique de la littérature dystopique
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La servante écarlate

Depuis qu’elle est proposée sur Netflix, tout le monde parle de La servante écarlate de Margaret Atwood. Je n’ai pas pu voir la série. Netflix Canada ne la diffuse pas, mais en tant que grande amatrice de dystopie je me devais de lire ce classique.

La servante écarlate

La servante écarlate, un classique de la littérature dystopiqueAuteure: Margaret Atwood

Editeur: Robert Laffont dans la collection Pavillons Poche

Nombre de pages: 544

Résumé de l’éditeur

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Mon avis

La servante écarlate m’a clouée sur place du début à la fin ! C’est un véritable chef d’oeuvre du genre. Il s’agit d’une dystopie à « l’ancienne » dans la veine de 1984 ou du Meilleur des mondes. Ne vous attendez donc pas à un roman d’action avec explosions et courses poursuites. Ici, tout est dans la parole et la vie quotidienne. Defred nous raconte sa vie. On peut même dire qu’elle la subit comme elle subit la narration. J’ai d’ailleurs eu un peu de mal à me faire cette alternance de récit et de souvenirs, mais cela fonctionne parfaitement.

Margaret Atwood décrit un monde qui nous glace d’autant plus qu’il n’est pas si improbable qu’il en a l’air. Nous n’en sommes pas si loin alors que le roman a été écrit en 1985 ! Ici ou là, des petits détails nous ramène vers l’actualité. De nos jours aussi, la liberté des femmes de disposer de leur corps est de plus en plus remise en question. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser: « Et si ? » Que ferions-nous ? C’est ce qui fait d’une dystopie qu’elle est réussie. N’importe quelle femme peut se retrouver dans Defred et se demander quel chemin serait le sien dans sa situation.

Le style est précis et sans fioriture. Margaret Atwood ne joue pas sur les effets de manches. Le récit est immersif, sans jugement. J’ai beaucoup aimé le dernier chapitre. Il donne au lecteur la possibilité au lecteur de décider du sort de Defred: sauve ou non ?
Le personnage de Defred est ambivalent: elle oscille entre rébellion et respect du régime. Elle pense beaucoup mais agit finalement peu. Quand elle a la possibilité d’entrer dans un groupe de résistance, elle décline l’offre. Néanmoins, elle accepte l’offre du Commandant et de sa femme et contrevient ainsi aux dogmes du régime. J’ai finalement eu du mal à m’attacher à elle. Elle n’est pas une héroïne, c’est ce qui va finalement la sauver.

En résumé, La servante écarlate est à ranger dans les classiques de la dystopie. Si vous avez aimé 1984 et Le Meilleur des Mondes alors vous devez absolument le lire.

 

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