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Blind de Joseph Kochmann

Bonjour à tous,

Pour bien commencer la rentrée, je vous propose un SP d’un auteur dont je vous avais déjà parlé: Joseph Kochmann. Il m’a gentiment demandé si je voulais bien lire son deuxième roman, Blind. J’ai accepté avec plaisir et je le remercie chaleureusement pour sa confiance. Blind est le prequel de son premier roman, Mute. Un troisième tome clôturera le cycle.

Blind

Blind est le prequel de MuteAuteur: Jospeh Kochmann

Editeur: auto-édition

Nombre de pages: 416 pages

Résumé de l’éditeur:

Suite à l’horrible massacre de six adolescents, Johan, jeune Orshenois de 16 ans, se réveille dans un étrange tribunal dirigé d’une main de fer par Blind, monstrueux aveugle à la peau brûlée.
Le voici à présent obligé de résoudre tous les mystères d’Orshen : une fille aux cheveux bleus battue puis tuée, un tatou bipède géant meurtrier, un amoureux transi suivi par de sombres nuages…
Johan parviendra-t-il à faire justice dans cette ville où la neige semble ne jamais s’arrêter ?

Mon avis:

Comme je vous l’ai déjà dit plus haut, Blind est le prequel de Mute, néanmoins il peut se lire indépendamment. On retrouve l’univers sombre du premier roman de Jospeh Kochmann et son style si particulier. La dynamique du texte reste la même: des ados se trouvent entraînés dans une histoire qui les dépasse totalement avant de se rendre compte que leurs existences même en sont la conséquence.
Ils évoluent dans un univers sombre où l’amour est la seule étincelle d’espoir. Tous n’ont qu’une seule envie: quitter Orshen mais tout concourt pour qu’il n’en soit rien.

Un univers sombre

Au début du roman, j’ai eu un peu de mal à m’y retrouver dans tous les personnages; mais grâce au talent de l’auteur je suis parvenue à les apprivoiser petit à petit. Ils vivent tous une adolescence difficile et se sentent exclus d’un monde dont les valeurs les repoussent. Johan est un ado sensible qui doit composer avec l’étiquette de « racaille » que son lieu de résidence lui confère. Simon ne parvient pas à s’intégrer et se morfond dans une sorte de paranoïa permanente. Céline, quant à elle, cache une lourde blessure sous le masque d’une « bad girl » accomplie. Seule Diana est un rayon de soleil dans Orshen, sa douceur et son empathie illumine les gens qu’elle croise. À commencer par Simon et Johan, ce triangle amoureux est le début de la fin. Et si la jeune fille est la douceur incarnée, elle est capable du pire quand elle est y contrainte.

Parlons maintenant de Blind, il rend une justice aveugle et expéditive. Je me suis peu attachée à lui, jusqu’au dénouement. Quand sa véritable nature apparaît enfin, on ne peut s’empêcher de compatir à sa condition. Le principe de la justice aveugle est poussée à son paroxysme jusqu’à ce que les jurés eux-même ne puissent plus y tenir et finissent par laisser leurs sentiments interférer.

Alors que j’avais trouvé le premier opus un peu trop gore, Blind contient moins de scènes violentes. Ou en tout cas, leur emploi est plus maîtriser. C’est d’ailleurs un des points forts de l’histoire: le style de Jospeh Kochmann s’est bonifié avec le temps. Les effets sont parfaitement dosés et l’univers cohérent. Ceux qui ont lu Mute, retrouveront immédiatement la  » Kochmann’s touch » , une écriture cinématographique et un sens du détail extrême. Ce prequel répond à certaines questions posées dans le tome 1 mais il en reste beaucoup en suspend.

En résumé

Blind est un roman noir maîtrisé dans un univers déroutant. La plume de Jospeh Kochmann fait merveille dans cette ambiance noire. Et s’il est moins glauque que son grand frère, le roman reste tout de même violent. Les lecteurs du premier tome y trouveront des réponses tandis que les nouveaux auront envie de lire la suite pour approfondir la découverte de cet univers fascinant. Je le recommande aux amoureux du genre. 

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